mardi 16 mars 2010

Le poète ...


Le poète a toujours raison
Il voit plus loin que l’Horizon …
Et le futur est son Royaume …

Serions nous poètes, mon ami d’adolescence Philippe, et moi ?
A 16 ans, nous avons écrit un quatrain qui a orienté ma vie :
Un beau jour toi et moi
Nous quitterons Paris
Et son éternel brouhaha
Pour cette île qu’est Tahiti.

Nous habitions en fait à Annecy, mais A - NNE - CY, cela fait trois pieds alors que PA - RIS, cela n’en fait que deux. Heureusement que nous n’habitions pas Vesoul. Je ne serais pas en train d’écrire sur un catamaran dans l’archipel des Tuamotus, … mais depuis KABOUL !!!

Je ne suis pas certain d’avoir toujours raison et ce d’autant plus que je préfère « gagner que d’avoir raison ». Par contre, j’essaye de voir toujours plus loin que l’horizon, d’anticiper et de me projeter dans l’Avenir.
Déjà, je suis le fils d’un Radio Personnel du Maréchal de Lattre de Tassigny dont la devise était « ne pas subir ». J’essaye d’avoir toujours un coup d’avance et j’avoue que, dans mon métier, cela m’a souvent permis de rester vivant.
Ensuite, j’aime bien me lancer de nouveaux défis. Ce « défaut » que je porte depuis l’enfance, nous a « pourri » la vie à mon entourage et à moi-même. J’ai longtemps été un éternel insatisfait qui ne prenait pas le temps de savourer l’instant présent. Certainement parce que je faisais une course contre la mort suite au vide de celle de mon père quand j’avais 11 ans. Son départ a laissé ma famille dans une sorte de sentiment d’inaccompli. Je me souviens très bien de mon beau frère, Charles, me déposant, dans mon bel uniforme, à la gare en regrettant que papa ne soit plus là pour le faire … Charles a été plus qu’un père pour moi …
Aujourd’hui, je suis apaisé parce que peut être réalisé. Cela n’empêche pas mon cœur de battre quand je regarde une Mape Monde et que je vois cette pointe, au Sud de l’Amérique du Sud, qui me fait un « tu viens Chéri » plus convainquant que celui des Dames de la Rue St Denis …
Si le Cap Horn commence à remplir mon Disque Dur comme les silhouettes de voiliers ornaient les marges de mes cahiers de classe, je profite pleinement de chaque seconde dans ce qui est « le plus bel endroit géographique du monde que j’ai déjà visité ». Et je précise bien « du monde géographique », car le plus bel endroit du monde, en terme d’absolu, pour moi, c’est auprès de l’Etre aimé.

Alors, le futur est il mon royaume ?
Mozart, Henri Ford, Gustave Eiffel, les Frères Wright, … ces hommes avec lesquels je partage des valeurs essentielles ont fait, en leur temps, une part de notre quotidien.
Il me semble que les Hommes dignes se doivent d’apporter leur contribution, aussi modeste soit elle, et de transformer des utopies actuelles en réalités de demain.
Mais rien ne sert d’inventer l’avion ou le paratonnerre pour être quelqu’un de bien. Tout faire pour regagner la confiance et la fraternité d’un « proche » qui ne veut plus « lire vos délires » est aussi une belle tâche à accomplir. Une main tendue fait grandir deux êtres : celui qui l’a tend et celui qui la saisie …
Mais méfions nous de se prendre trop au sérieux. Georges à la moustache et à la guitare (à moins que ce ne soit à la guitare moustachue ?) n’a t l pas chanté que « ce n’est pas demain, qu’on détrônera le Roi des Cons » ?


Jean Ferrat – Philippe, même combat – même cxxx. L’un qui chantait :
Pourtant que la Montagne est belle
Comment, peut on imaginer
En voyant un vol d’hirondelles
Que l’automne vient d’arriver

L’autre qui dirige une station de ski … En Montagne en plus …
N’importe quoi !!! Alors qu’en fait, chacun sait que :
Pourtant que la vie en Mer est belle
Comment, peut on imaginer
En la voyant épouser le Ciel
Que l’on puisse ne pas naviguer …

Je ne me moque que des gens que j’aime et admire. Alors, Merci messieurs Ferrat et Poettoz.


Charles Château

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